TUNISIA: Dopo il sindacato dei giornalisti giro di vite anche sulla Lega diritti dell’ uomo

| 13 settembre 2005 |


Un documento di una quarantina di associazioni, diffuso da Ifex, ritiene ‘’inconcepibile’’ che si tenga a Tunisi la seconda fase del Wsis – Un appello ai governi
TUNISI – E’ inconcepibile che la seconda fase del Summit internazionale sulla Società dell’ informazione si tenga a Tunisi (Wsis, 15-18 novembre 2005), visto il bilancio così deplorevole in materia di libertà di quel paese e con una Lega dei diritti dell’ uomo – pilastro della società civile tunisina – completamente paralizzata.

Lo afferma un documento approvato da una quarantina di associazioni di vari paesi del mondo (fra cui dieci quelle tunisine) impegnate sul fronte dei diritti dell’ uomo e delle libertà civili.

Dopo l’ interdizione del congresso costitutivo del sindacato dei giornalisti tunisini (SJT) il 7 settembre (vedi qui la nostra notizia), il 9 le autorità hanno deciso di impedire anche il sesto congresso della Lega tunisina dei diritti dell’ uomo (LTDH).

Nel documento, le Ong (vedere qui sotto il testo integrale del documento e l’ elenco delle associazioni firmatarie) denunciano ‘’il progressivo degrado del clima generale delle libertà in Tunisia a due mesi dal Summit’’Il documento lancia anche un appello ai governi che si riuniranno a Tunisi nel novembre prossimo a sottolineare la gravità della situazione e a fare pressioni affinché Il governo tunisino rispetti i suoi doveri e impegni internazionali.

– – – – – – – – –

Les ONG dénoncent la dégradation des libertés en Tunisie à deux mois du Sommet Mondial de la Société de l’Information

TUNIS, le 9 septembre 2005 – Les ONG internationales et tunisiennes s’indignent de la dégradation rapide du climat général des libertés en Tunisie à deux mois du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI, 15-18 novembre 2005).
Après l’interdiction du congrès constitutif du Syndicat des Journalistes Tunisiens (SJT) le 7 septembre, les autorités ont décidé d’interdire le 6è congrès de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) qui devait avoir aujourd’hui.

Cette grave décision qui cible la plus ancienne ligue des droits de l’Homme du monde arabe et du continent africain vise en réalité à asphyxier la principale organisation de défense des droits humains en Tunisie.

Prise dans le cadre apparent de l’Etat de droit, cette décision illustre l’instrumentalisation de la Justice dont même les magistrats sont les victimes. En effet, l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) s’est vue interdire l’accès à ses propres locaux pour avoir revendiqué publiquement un statut garantissant l’indépendance de la Justice.

Cette semaine noire s’inscrit dans un contexte de recrudescence des atteintes aux libertés: encerclement policier des locaux associatifs, agressions verbales et physiques, campagnes de diffamation, harcèlement des défenseurs des droits de l’Homme.

Cette politique délibérée augure mal d’un Sommet réussi. Il est même inconcevable que le Sommet se tienne à Tunis avec un bilan aussi déplorable en matière de liberté et avec une ligue, pilier de la société civile tunisienne indépendante, paralysée.

Nous appelons le gouvernement tunisien à respecter ses promesses relatives aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, garanties par les instruments internationaux ratifiés par la Tunisie, à nouveau formulées lors de la première phase du SMSI en décembre 2003.
Par ailleurs, nous appelons les gouvernements qui se réuniront à Tunis en novembre 2005 pour la deuxième phase du Sommet à reconnaître la gravité de la situation et à agir pour que le gouvernement tunisien respecte enfin ses engagements internationaux.

(Qui il documento).

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques (AISPP)

Association de Lutte contre la Torture en Tunisie (ALTT)

Centre pour l’Indépendance de la Justice en Tunisie (CIJT)

Comité pour le Respect des Droits de l’Homme en Tunisie (CRDHT)

Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT)

Ligue des Ecrivains Libres (LEL)

Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH)

Observatoire pour la Liberté de la Presse, de l’édition et de la création (OLPEC)

Raid-ATTAC Tunisie

Syndicat des Journalistes Tunisiens (SJT)

ARTICLE 19

Association des Journalistes Transfrontaliers (AJT)

Association for Progressive Communications (APC)

Association Mondiale des Journaux (AMJ)

Association Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC)

Communication Rights in the Information Society (CRIS)

Comunica-ch (coalition Suisse pour le SMSI)
Deutscher Journalisten-Verband

Droits et Démocratie

Fédération Internationale des Journalistes (FIJ)

Fédération Internationale des Ligues de Droits de l’Homme (FIDH)

Index on Censorship

International Federation of Library
Associations and Institutions/Free Access to Information and Freedom of Expression (IFLA/FAIFE)

Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE)

Journalistes en Danger (JED)

Ligue française des Droits de l’Homme et du Citoyen (LDH)

Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH)

Media Institute of Southern Africa (MISA)

Organisation Egyptienne des droits de l’Homme

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

PEN International

PEN International – Comité des Ecrivains en Prison

PEN Norvège

Réseau Euromed

Union Internationale des Editeurs (UIE)

World Press Freedom Committee

Leggi anche:

I commenti sono chiusi.